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Les mineurs et la mine
Sujet :Situation des mineurs français, par rapport aux belges
Rigebert12/03/2009 14:06
Plutôt qu'une remarque, c'est une série de petites questions que je voudrais poser, avec un angle de vision venu de Belgique.

1. Vers 1950, en Belgique, la situation faite aux mineurs était pratiquement la même que celle décrite par Zola dans son célèbre roman : les charbonnages appartenaient à de grandes familles, il y avait collusion entre la noblesse et le clergé, etc. Ma première question est la suivante : est-ce que, en France, la nationalisation des charbonnages a changé profondément les choses sur le terrain ? Y-a-t-il eu des effets pratiques au niveau de la vie des ouvriers : conditions d'exploitation, respect des normes de sécurité, etc. Bref, est-ce que la situation s'est réellement améliorée par rapport au modèle belge ?

2. Après la guerre - deuxième question - , est-ce qu'il y a eu en France une accélération des cadences de travail, comme cela a été le cas en Belgique, ce qu'on a nommé "la bataille du charbon et de l'acier" (cette expression était-elle aussi utilisée en France ?). La "bataille du charbon et de l'acier" visait à redresser l'économie, a relancer le plus rapidement possible l'industrie des pays dévastés par la guerre, avec, comme ligne de mire, la compétition internationale, plutôt que le bien-être des ouvriers... En 1955 (date à laquelle se situe l'histoire racontée dans la BD), avait-on, comme en Belgique, profondément tendance à négliger la sécurité au profit du rendement ?

3. Et est-ce que ces négligences étaient dues à la direction locale (à l'instar du modèle belge), ou étaient-elles, conformément à la politique des nationalisations, le fait de l'Etat ? Et dans ce cas, quelle était le nom de l'organisation étatique qui supervisait les exploitations houillères, sa dénomination officielle ?

5. Y avait il un service d'inspection ? et si oui, est-ce qu'il dépendait de la même structure, ou d'une autre ?

6. Enfin, dans le cadre de cette politique de relance de l'industrie, est-ce qu'il a eu, comme en Belgique, un appel massif à la main d'oeuvre étrangère, et, si oui, sous quelle forme et à partir de quels pays. Quelle était la nationalité des immigeés les plus représentés : Italiens, Polonais ?

Merci d'avance pour les réponses, qui peuvent être brèves, car le scénariste est pressé par le temps... C'est simplement pour savoir s'il n'a pas fait d'erreurs grossières, le scénario ayant déjà été remis à l'éditeur.... Privilégier donc la rapidité des réponses plutôt que leur caractère exhaustif. C'est aussi pourquoi je manque de temps pour aller voir sur les sites...

Pour sa documentation, le scénariste, qui est d'origine liégeoise, a visité d'anciennes exploitations houillères à Liège, et bien sûr, question catastrophe, il s'est surtout inspiré de celle de Marcinelle, près de Charleroi, catastrophe qui a laissé en Belgique des marques profondes dans les mémoires. Mais avec de telles sources belges, on risque de passer à côté de faits essentiels concernant plus particulièrement le Nord Pas de Calais, où est sensé se passer l'histoire traitée dans le scénario. D'où mes 6 questions...
ch'duc12/03/2009 14:40
à l'époque de germinal ,les mineurs boisaient une fois sur trois,pour abattre le charbon ,pour gagner plus d'argent ,les ingénieurs descendaient au fond pour voir ,si la sécurité etait respecté ,quand le boisage éatait baclé ils avaient une amende pour défaut de sécurité! pour en savoir plus ,seul in mineur peut l'expliquer !
rigebert14/03/2009 10:41
Merci ch'duc... Mais en 1955, date où se passe l'histoire, on n'est plus à l'époque de Zola. Je me rend compte que mes questions étaient trop nombreuses, et d'ailleurs, depuis, en fréquentant les sites spécialisés, j'ai obtenu réponse à la plupart d'entre elles. Ce n'est plus la peine d'essayer d'y répondre... (avis à tous)...

Belgique-France, apparemment, question sécurité, ça se ressemblait beaucoup. Deux différences repérées : En France, contrairement à la Belgique, la guerre a détruit des puits, ce qui a permis de les reconstruire et donc de les moderniser. La nationalisation des charbonnages, a permis d'accorder des droits aux ouvriers, par exemple des vacances sur la côte d'azur ( près de Cannes, au bord de la mer, il y avait un centre pour les malades, appelé "Centre des Houillères de La Napoule" ), mais la cadence de travail n'a pas diminué : au contraire, on a fait du "stakkanovisme"

Un point incertain : la dénomination officielle de l'organisme étatique qui supervisait les charbonnages dans la région à l'époque.


rigebert14/03/2009 11:12
Autre différence : à en croire le site des gueules noires Centriris.fr., la reconnaissance de la silicose en tant que maladie professionnelle a été très tardive en France, par rapport à la Belgique et aux autres pays voisins, Mais mon copain, qui est belge, me dit que c'est pas vrai... Le fait est, pourtant, qu'on a envoyé des malades à la Napoule.

Sur le présent forum, on peut lire ceci, cité par AmisTounel : "Au centre des Houillères de la Napoule, sur la côte d'Azur, on passait des entrailles de la terre à la lumière du midi... On avait aussi le logement et le médecin gratuit. Des avantages sociaux sont arrivés avec les nationalisations. Y'avait des concours, on pouvait gagner un cochon ou un vélo, c'était bien." (voir le sujet : "l'amour du métier: mythe ou réalité ?").
leon16/03/2009 07:37
Cher rigebert bonjour,

Le centre de vacances des mineurs de La Napoule était un endroit dont beaucoup d'anciens mineurs se souviennent....il a peu de rapport avec le problème de la silicose et de très nombreux membres de ce forum sauront mieux que moi évoquer les souvenirs que ces lieux font ressurgir dans leur mémoire.

Pour ce qui est de la dénomination dont tu parles , Les charbonnages de France , elle est restée , dans la bouche des mineurs pendant très longtemps tout simplement...


..." les z' houillères " ( en prenant bien soin de la liaison..)

...mais il n'était pas rare d'entendre ces mêmes mineurs parler des " compagnies ",conservant ainsi la dénomination pré-nationalisation.
Ils retraçaient alors leur carrière en parlant de la compagnie des mines de Marles , de Bruay ..de Lens etc...

Je n'ai jamais , pour ma part , entendu de mineur parler de son travail aux Charbonnages. Ils travaillaient " à l' fosse " , vivaient dans des maisons de " l' Compagnie " ....

Adé.
Léon.
rigebert16/03/2009 13:18
Merci pour ces renseignements, cher Léon.
Ils seront très utiles...

Dans la littérature, on lit souvent : "...les Houillères" avec un grand "H". C'est donc bien ce que les mineurs appellent "les z'houillères", avec un ptit "z"... euh... avec petit "h"... ? Par exemple "les Houillères de Lens", c'est synonyme de "la compagnie des mines de Lens" ?
ANDRE16/03/2009 13:35
(près de Cannes, au bord de la mer, il y avait un centre pour les malades, appelé "Centre des Houillères de La Napoule"), dit Rigebert...

Qu'il y ait eu parmi les vacanciers de La Napoule des gens touchés par la silicose ne peut pas être nié, vu la proportion de mineurs pris (reconnus ou non) par ce fléau, mais il n'y a jamais eu de relation de cause à effet, et les gens qui avaient la chance d'être retenus, (la demande dépassant l'offre !) y allaient vraiment pour des vacances.
Il n'y a qu'à demander à ceux et celles qui ont eu la chance d'y accompagner leurs parents...!
Il ne doit pas y avoir beaucoup d'enfants de ces familles qui ne possèdent pas de photos souvenir de leur premier grand voyage dans "nou Catiau d'La Napoule" !

Donc rien à voir avec les centre de "soins" tels que Helfaut, et d'autres dont le nom ne me revient pas pour l'instant.
tiote belotte16/03/2009 13:45
effectivement moi j'ai une vieille photo de ma maman avec ses parents pris à La Napoule (c'était effectivement les premières vacances de maman si loin de sa région, peut être même les premières vacances tout court!!) mais comme c'est une photo prise dans lacampagne elle présinte pas d'intérêt pou ti regebert, car mi j'sais qu'c'est pris là bas mais i a rin qui l'proufe su l'cliché et à l'apoque les gins n'faiso'tte
tiote belotte16/03/2009 13:49
mince, je corrigeais mon patois en bon français et c'est parti tout seul...

je reprends où j'en étais......... : mais comme c'est une photo prise dans la campagne elle ne présente pas d'intérêt pou rigebert car rien ne prouve sur le cliché qu'elle a été prise là bas et à l'époque les gens ne faisaient pas autant de photos que maintenant, cela coutait cher........

rigebert16/03/2009 14:42
tiote belotte, figure-toi que j'avais compris ton "patois" sans avoir eu besoin de la traduction en "bon" français !

Peut-être, effectivement, que ta photo de la Napoule ne me servira pas. D'ailleurs, je connais bien la région, pour avoir habité, dans mon enfance, pas loin de Cannes, en tant que belge exilé... Je me suis souvent baigné à la Napoule, parce ce que c'était une plage plus populaire que, disons, la Croisette, à Cannes, et parce que, à partir de là où nous habitions, c'était plus facile d'accès, mais il y avait des rochers dans l'eau... Les "bourgeois" n'y allaient pas... Bien sûr, à l'époque, j'ignorais qu'il y avait un centre pour mineurs du Nord !

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