L’autre jour, je flânais avec Mag dans le centre pour faire quelques courses, et en passant rue de Béthune, j’ai eu un petit pincement au cœur. Vous avez peut-être déjà vu passer la nouvelle si vous traînez souvent dans le coin : Canard Street, c’est terminé à Lille. Eh oui, ce chouette concept qui a révolutionné notre façon de manger de la volaille sur le pouce tire sa révérence dans sa ville natale.
À retenir :
- Fermeture définitive annoncée en juillet 2025 pour l’établissement historique de la rue de Béthune à Lille.
- La conjoncture, la grippe aviaire et la baisse de fréquentation ont eu raison de cette belle aventure née chez nous.
- Si la nostalgie des burgers au magret vous prend, l’enseigne régale toujours à Paris, Reims et Bordeaux.
- Ne restez pas sur votre faim : je vous donne mes meilleures alternatives locales pour satisfaire vos envies de canard.
Clap de fin pour Canard Street Lille : que s’est-il passé ?
On va aller droit au but : depuis ce début juillet 2025, le rideau est définitivement baissé au 62 rue de Béthune. Ça fait toujours mal de voir un concept né chez nous mettre la clé sous la porte, surtout quand on sait l’énergie qu’il faut pour tenir un commerce aujourd’hui.
En toute transparence, ce n’est pas un manque d’idées qui a tué le projet. Grégoire et Nicolas, les deux fondateurs, se sont pris de plein fouet les conséquences de la grippe aviaire sur l’approvisionnement. Ajoutez à cela une baisse de fréquentation notable dans cette artère lilloise et des factures qui s’empilent, et l’équation financière est vite devenue intenable.
Ils ont bien tenté un baroud d’honneur courageux en essayant de transformer le lieu en une brasserie un peu plus haut de gamme. Mais parfois, la sauce ne prend plus, tout simplement. C’est un vrai crève-cœur de dire au revoir à cette belle adresse lilloise.
Tartare, burger au confit… Pourquoi ce menu va vous manquer
Bon, on ne va pas se mentir, Canard Street, c’était un sacré pari au départ : démocratiser le canard 100 % français et le balancer en mode street-food. C’était gonflé, mais qu’est-ce que c’était bon !
Leur fameux burger de magret, leurs cuisses confites qui fondaient en bouche, ou même leur formule enfant ultra généreuse (mes gamins m’en parlent encore)… Tout ça a marqué les esprits des gourmands du coin.
Je me souviens encore de mon premier croc dans leur burger au magret avec des potes, peu après l’ouverture. On s’était posés rue de Béthune, un peu sceptiques au départ. Du canard dans un pain à burger ? Eh bien, la claque a été immédiate. C’était audacieux, juteux, et on était loin, très loin du fast-food classique !
Et n’oublions pas leur petit coin épicerie fine. Combien de fois leur saucisson de canard m’a sauvé la mise pour un apéro improvisé le vendredi soir, après une longue semaine de code derrière mon écran de freelance ? C’était l’astuce imparable pour épater la galerie.
Où retrouver l’enseigne lors de vos prochaines escapades ?
Si vous êtes un vrai mordu de l’enseigne, séchez vos larmes. L’aventure continue au-delà des frontières des Hauts-de-France ! Les gars cartonnent toujours autant dans leurs autres établissements, et c’est tout le mal qu’on leur souhaite.
Si vous passez par Paris, leur resto de La Défense envoie près de 200 couverts par jour ! Ils sont aussi solidement implantés à Reims et à Bordeaux. Pensez à noter ces adresses dans votre téléphone pour vos prochains déplacements professionnels ou vos week-ends prolongés, l’accueil y est toujours aussi chaleureux.
Mes alternatives ch’ties pour combler vos envies de canard
Évidemment, descendre à Bordeaux juste pour un burger, ça fait cher le plein d’essence. Mais rassurez-vous, on a de quoi faire dans le Nord pour satisfaire vos envies de magret ! Si vous cherchez de la convivialité et un bon coup de fourchette, filez dans les bons estaminets.
Beaucoup de chefs régionaux maîtrisent la cuisson du magret et du confit à la perfection. D’ailleurs, si vous flânez dans le Vieux-Lille et que vous découvrez l’histoire fascinante de la rue de la Monnaie, vous tomberez sur d’excellentes tables traditionnelles qui servent le canard avec de vraies frites au gras de bœuf.
Ch’ti conseil : Vous regrettez amèrement leur tartare de canard ? Allez faire un tour aux Halles de Wazemmes ou chez un bon boucher volailler d’Arras. Demandez un beau magret bien frais, coupez-le vous-même au couteau avec des échalotes, des câpres, un filet d’huile de noisette et une pointe de moutarde. Vous m’en direz des nouvelles pour votre prochain repas du dimanche !
Et vous, quel était votre plat incontournable chez Canard Street ? Avez-vous de bonnes adresses d’estaminets ou de brasseries dans le Nord à recommander pour manger un excellent magret ? Partagez vos bons plans dans les commentaires, je vous lis avec grand plaisir !