Ah ben tiens, parlons d’Esquelbecq ! J’y suis passé l’an dernier pendant une virée dans les Flandres, et franchement, quelle belle surprise. Entre Dunkerque et la frontière belge, ce petit bijou médiéval a bien mérité son titre de “Village préféré des Français 2023”. Et je pèse mes mots, moi qui ai roulé ma bosse dans pas mal de coins du Nord.
Le charme flamand d’Esquelbecq à travers son patrimoine
Esquelbecq, c’est d’abord ce caractère flamand authentique qui vous saute aux yeux dès que vous posez le pied sur la Grand’Place. Les ruelles pavées, les maisons en briques rouges avec leurs motifs décoratifs… Ça change de mon Arras, et c’est tant mieux !
Le monument qui domine tout, c’est évidemment le château d’Esquelbecq. Un vrai château fort comme dans les livres d’histoire ! Imaginez un quadrilatère avec huit tourelles, entouré de douves, et ce fameux liseré de pierres blanches à mi-hauteur qui montrait que les proprios n’étaient pas des rigolos. Construit au XIIIe siècle et restauré en 1606, il est classé Monument Historique. Ce qui m’a fait marrer, c’est d’apprendre que le donjon s’est effondré en 1984 : 126 marches qui se sont fait la malle d’un coup !

À deux pas, l’église Saint-Folquin vaut le détour. Une “Hallekerke” comme on dit ici, avec trois nefs de même hauteur, typique des Flandres. Savez-vous qu’elle a brûlé en 1976 et qu’ils l’ont rouverte pile pour la messe de Noël 1978 ? L’occasion de découvrir son carillon de 23 cloches qui joue des airs du coin tous les quarts d’heure. J’ai grimpé les 75 marches du clocher et la vue sur la plaine de l’Yser valait largement les mollets en feu !
En flânant sur la Place Bergerot, ne manquez pas l’auberge du château qui date de 1615. Son pignon est décoré de signes runiques. Oui, comme dans les séries vikings que je regarde avec Mag le dimanche soir. C’est là qu’on ressent vraiment l’âme flamande du village.
| Site | Période historique | Particularité |
|---|---|---|
| Château d’Esquelbecq | XIIIe siècle (restauré en 1606) | 8 tourelles et jardins à la française |
| Église Saint-Folquin | Xe siècle (remaniée jusqu’au XVIIe) | Carillon de 23 cloches |
| Plaine au Bois | Site de mémoire (1940) | Massacre de soldats britanniques |
Un village de mémoire et de culture
Esquelbecq n’est pas qu’un joli décor. C’est aussi un lieu chargé d’histoire, notamment de la Seconde Guerre mondiale. La Plaine au Bois commémore un épisode tragique : le massacre d’une centaine de soldats britanniques le 28 mai 1940 par des SS. J’y suis allé par une matinée brumeuse, et l’émotion était palpable. Le site est accessible au public, tout comme le cimetière britannique du Commonwealth rue du Souvenir.
Mais ce qui m’a bluffé, c’est de découvrir qu’Esquelbecq est aussi le “Village du Livre”. Pour un gars comme moi qui passe ses journées sur des écrans, retrouver des bouquinistes et des passionnés de papier, c’était rafraîchissant ! Ils organisent la Nuit des Livres le premier week-end de juillet et des marchés aux livres mensuels. La prochaine fois, j’irai faire un tour à la randonnée du Mont Noir à quelques kilomètres pour ensuite revenir chiner des bouquins ici.
Pour les amateurs de bonnes mousses (et Dieu sait qu’on ne rigole pas avec ça dans le Nord), la brasserie familiale Thiriez propose des visites guidées. J’y ai goûté leur Blonde d’Esquelbecq qui m’a rappelé pourquoi notre région est le berceau des traditions brassicoles des Flandres. Avec Mag, on a même fait une dégustation qui nous a réconciliés avec les bières artisanales.
Ch’ti conseil : passez à Esquelbecq un jour de festivité ! La Patate Feest avec son défilé de géants ou les nocturnes musicales d’été valent le détour. J’ai assisté par hasard à un concert aux pieds des terrasses l’été dernier, et l’ambiance était juste parfaite.
Balades et découvertes autour d’Esquelbecq
Si vous êtes du genre à user vos baskets, Esquelbecq vous régalera. La vallée de l’Yser offre des paysages verdoyants typiques de la Flandre. J’ai testé le circuit de 11 km qui longe la rivière bordée de chênes centenaires, un vrai bol d’air après des semaines à coder dans mon bureau d’Arras !
Pour les familles, ne ratez pas les promenades en ânes avec La flânerie d’Esquelbecq. Les gosses adorent, et ça change des écrans (je sais de quoi je parle avec mes deux terreurs à la maison). Plus original encore : le musée des gigottos automates, qui m’a ramené en enfance.
Voici les 8 incontournables selon l’office de tourisme, et pour une fois, je suis d’accord avec eux :
- La Grand’Place et son ambiance typique
- Le château et son auberge séculaire
- L’église Saint-Folquin et son panorama
- La brasserie Thiriez et ses dégustations
- La Plaine au Bois et son musée de mémoire
- La maison du chevalier de Guernonval
- L’école Saint Joseph et la maison Dequidt
- La mairie et son architecture flamande
À noter pour les étudiants que la carte Génération Hauts-de-France permet de bénéficier de réductions sur certaines visites et activités dans le coin. J’aurais bien aimé avoir ça à mon époque !
Esquelbecq, c’est vraiment la perle des Flandres qu’on ne soupçonne pas. À seulement 12 km de Cassel (l’autre village star de la région), elle mérite amplement sa place dans votre agenda de week-end. Que vous soyez amateur d’histoire, de bières, de bouquins ou simplement de beaux paysages, vous y trouverez votre compte. Et franchement, pour un ch’ti comme moi qui a vu du pays, c’est pas rien de dire ça !